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Près de 16 mois on passé depuis que Ricardo Arona, un homme connus comme l’un des meilleurs LHW mondiaux, est apparus dans le monde du MMA. Ancien champion Open Weight à l’Abu Dhabi Combat Club Submission Wrestling World Championships, l’insaisissable combattant de 30 ans, vainqueur de Wanderlei Silva et Dan Henderson, a tenu la distance face à Fedor Emelianenko.Arona a combattu pour la dernière fois en avril 2007, quand il a succombé aux coups de Sokoudjou au Pride FC 34 « Kamikaze » au Japon.
La disparition de Ricardo Arona a laissé beaucoup de fans se demander « Ou es tu Ricardo Arona ? ». Gleidson Venga et Paula Sack on récemment traqué le finaliste du Pride middleweight grand prix 2005.Sherdog : Ricardo, tu as été en dehors du ring depuis plus d’un an maintenant. Que c’est t il passé ?Arona : Ca fait déjà un an, mais c’était un choix. En fait j’ai eu des invitations pour combattre au Canada, au Japon et aux USA, mais j’ai décidé de ne pas combattre. J’ai combattu en JJB, submissions, et MMA depuis que j’ai 15 ans. J’ai décidé de m’arrêter et de regarder de l’extérieur afin d’être en mesure de voir tout ce qui se passe dans le monde du combat. Je devais me trouver. C’est mon objectif de combattre une ou deux fois d’ici la fin de l’année, mais la chose la plus importante c’est de revenir différent de ce que j’étais. Je veux être un combattant beaucoup plus dynamique dans la prochaine phase de ma carrière. Mon désir de combattre est toujours grand. Je regarde tout le monde combattre, observant ce qui a changé et ce qui n’a pas changé. Cette coupure a été aussi importante pour moi que l’entraînement, ça fait partis de mon entraînement.
Sherdog : Pensez-vous que tout ce temps passé loin de la concurrence vous tiendra à l’écart au niveau des différentes organisations ?Arona : C’est pour ça que je suis sorti de la scène du MMA. Quelquefois, c’est plus difficile de négocier les combats. Tout ce business n’est pas bon, mais je suis un combattant qui ne se soucis jamais de ça. Je me soucis de mes performances. J’ai fais beaucoup d’erreurs dans le passé qui ont eu pour résultats des défaites, et je ne veux pas refaire ces mêmes erreurs. Cette prochaine phase de ma carrière sera beaucoup plus « consciente ». Je vais me mettre la même pression pour gagner et utiliser la même adrénaline. J’y vais pour gagner, et je pense que je suis plus mature. Je vais combattre plus concentré. Je veux combattre différemment à partir de maintenant.
Sherdog : Voulez vous continuer de combattre au Japon, où penser vous allez aux USA ?Arona : En réalité, je suis connecté personnellement au Japon. Il y a beaucoup de respect pour les combats et les combattants là-bas. J’ai un grand lien avec le Japon, parce que j’y ai passé beaucoup d’années à combattre. J’ai des fans et je suis habitués a cette scène. En Amérique, la foule fait plus de bruit, est plus agitée et veut être diverti. Pour eux, quelquefois ce n’est pas important qu’un américain gagne. Ils veulent voir un grand combat, et on doit s’adapter à ça. J’aime beaucoup les japonais, et j’aimerais encore combattre au Japon, mais si l’Amérique domine le marché, je veux y être. J’ai déjà combattu contre presque tous les top fighters. Je veux vraiment faire parti de ce nouveau marché. J’attends un bon contrat pour faire mon retour. Je fait mon travail pour être bien préparé, et je serais de retour pour dominer la scène.
Sherdog : J’ai lu une interview où vous disiez que les règles de l’UFC étaient faites pour vous. Pourquoi croyez vous cela ?Arona : Quand je suis arrivé à la gym de Carlson Gracie à 16 ans, je voulais déjà combattre en MMA, et l’une de mes spécialités était de mettre mon adversaire par terre et de le frapper de cette position. Ca a été enlevé au MMA quand je suis allé combattre au Japon. A l’UFC, on peut utiliser la cage, ce qui est parfait pour moi, parce qu’une fois que vous avez votre adversaire dans le coin, il n’y a pas d’échappatoires. C’est excellent de s’habituer à utiliser des takedowns. Une fois au sol, c’est parfait pour les frappes, c’est fatal. Avec ces règles, je suppose que l’arbitre devra arrêter beaucoup de mes combats rapidement, parce que mon gros point fort est de frapper de dessus, de n’importe quelles positions. Le troisième facteur que je vois c’est que quelqu’un qui est fatigué au bout de 5 minutes sur le ring est vraiment au mauvais endroit. Je suis habitué à combattre un round de 10 minutes et deux rounds de 5 minutes. A l’UFC, c’est trois rounds de 5 minutes, ce qui est un jeu d’enfant pour moi. Je ne m’arrêterais même pas pour essuyer mon front. Les règles de l’UFC ont été faites pour moi, pas de doute la dessus.
Sherdog : Quelle est votre relation actuelle avec la Brazilian Top Team ?Arona : Je suis toujours dans l’équipe. Rien n’a changé. Ce n’est pas mon choix de m’entraîner là-bas, mais j’ai toujours des liens avec Murilo Bustamante, et je n’ai aucune querelle avec eux. Nous avons toujours été claire que si nos opinions changeaient, on parlerai.
Sherdog : Qu’est ce qui vous motive à combattre ?Arona : Combattre en MMA implique beaucoup de choses. Parfois, les gens ne voient que les combats sur le ring, mais la préparation, l’entraînement, les nuits que nous avons passés à penser à nos familles… Toutes ces choses font partis de la vie jusqu’au jour du combat. Ca n’a pas d’importance si tu as déjà 20 victoires, ce qui importe c’est la victoire aujourd’hui. Je ne peux expliquer d’aucune façon ce que je ressens au début et à la fin d’un combat. C’est ce qui fait avancer ma vie et circuler mon sang dans mes veines. Dans un combat, le temps et l’argent ne comptent pas pour moi, seule la victoire est importante. A côté de ça, il y a la satisfaction personnelle que j’en tire. J’ai un énorme plaisir à monter sur le ring, regarder dans les yeux mon adversaire, commencer et terminer le combat, et recevoir des étreintes de tout le monde. Tant que je ressens ça, je vais continuer à combattre. Mon age ne sera pas une limite.
Sherdog : Quelle serait votre scénario idéal pour votre retour à la compétition ? Quelle promotion et quelle adversaire ?Arona : Je pense que la promotion devrait être l’UFC parce qu’il offre les meilleures propositions et possède les meilleurs combattants, et c’est le meilleur évènement et le meilleur show. Le meilleur adversaire pour moi c’est celui qui a la ceinture, mais je pense qu’il n’existe aucune manière de revenir et de combattre pour la ceinture tout de suite.
Sherdog : Voyez vous une belle face à votre rival Wanderlei Silva comme une option ?Arona : Ma relation avec lui a déjà été réglée. Si il y a toujours un problème entre nous, c’est dans sa tête, parce que de mon côté, tout a été réglé. Ca serait un grand combat, mais au bon moment. J’ai arrêté de pensé à quel serait le meilleur combat, quel serait le meilleur combattant. Je dois être préparé à combattre n’importe lequel. Quand je vais revenir, je veux gagner, contre lui ou n’importe qui.
